Comment devenir un parent bienveillant ?

Comme vous le savez, je suis assistante maternelle. J’ai une tribu de trois loulous :

  • mademoiselle A et miss L qui ont 18 mois que je garde toute la journée
  • Hugo qui a un peu plus de trois ans que je garde de midi au goûter.

Mon métier me permet de passer du temps avec mes filles, elles ne vont ni à la cantine, ni à la garderie. C’est un choix de confort que j’ai fait pour elles.

J’adore mon métier et être entourée d’enfants est galvanisant. Mais il faut bien l’avouer aussi, c’est énergivore. Beaucoup d’amis et de famille me disent qu’ils ne pourraient jamais faire ce que je fais. Mais je leur réponds que moi je ne pourrais plus être faire ce qu’ils font.

Mais gérer des enfants, leurs humeurs, leurs émotions, n’est pas toujours simple. Surtout avec les miennes, car avec ma tribu, le lien affectif n’est pas le même, je ne suis pas la figure principale d’attachement, ils sont souvent plus cool que mes filles.

Chloé et Manon grandissent, développent leurs cerveaux, leurs émotions sont exacerbées et ce n’est pas toujours facile de les accompagner au mieux. Je fais ce que je peux avec mes moyens, mon vécu et mes propres émotions.

J’ai toujours voulu faire au mieux pour mes filles (comme tout le monde, je ne veux que le meilleur pour elles). Mais il y a 2 ans, j’étais un peu dans une spirale infernale avec elles. Avec la fatigue, les tensions, je m’emportais vite, je criais et je punissais en pensant être mieux écoutée … … Mais le résultat n’était pas là ! J’avais envie d’autre chose pour ma famille et pour mon couple aussi, car ces tensions enflammaient aussi les relations avec mon homme.

Alors je me suis orientée vers la bienveillance, que j’appliquais déjà avec ma tribu. Mais quand les enfants ont moins de trois ans, je trouve les relations plus simples, puis ce ne sont pas mes enfants, je n’ai pas le même attachement. Leurs colères ne m’atteignent pas car je sais qu’elles ne sont pas dirigés contre moi, mais je prends à coeur celles de mes filles.

J’ai acheté des livres sur l’éducation bienveillante, j’en ai lu deux, les autres forment une pile sur ma commode. J’ai dévoré le premier, plein de théorie, de belles phrases qui sonnaient juste, avec des exemples de comportements d’enfants, mais qui ne correspondaient à rien de ce que je rencontrais avec mes filles. J’ai essayé d’appliquer certaines théories :

  • ne plus crier
  • se mettre à hauteur d’enfant
  • ne pas punir

De belles promesses ça marche un peu, mais ils manquaient des outils, des moyens pour les mettre en place. Mais dès que la fatigue arrive, que l’énervement survient, que les efforts ne paient pas, je retombais dans mes anciens travers et je criais contre mes filles. Un pas en avant, trois pas en arrière, c’était très frustrant !

 

Puis il y a 18 mois j’ai rencontré Julien des p’tits sages. On a discuté, échangé et j’ai vu la possibilité d’être accompagnée physiquement dans ma démarche.

Les P’tits sages, c’est quoi ?

Deux amis de longues dates Julien et Nelly, qui deviennent tour à tour parents. Devenir parents bouleversent notre routine, notre vie et surtout nos certitudes, mais c’est la plus belle expérience.

 

Acteurs de ces changements, ils ont décidé de se former et devenir accompagnants en parentalité. Ils ont alors fondé « Les P’tits Sages »

Formés à à différentes pratiques (Montessori, Communication Bienveillante, Discipline positive, les neurosciences chez l’enfant…), Nelly et Julien partagent leurs savoirs afin d’aider les adultes à se construire en tant que parents et à les accompagner dans l’éducation de leurs enfants.

Si on définissait la mission des P’tits Sages en 4 mots ça serait Ateliers, Formations, Rencontres et Partages.

A travers des conférences, des ateliers, des formations (personnelle et professionnelle), ils interviennent sur différents thèmes :

  • pédagogie montessori
  • comprendre et accompagner les émotions
  • portage
  • massages
  • parentalité bienveillante

Vous pouvez assister à ces différents créneaux :

  • à Bordeaux avec Nelly
  • à Lyon avec Julien

Vous retrouverez par ICI toutes les informations.

Mon expérience avec Julien des P’tits Sages

J’ai rencontré Julien il y a un peu plus d’un an. Cette rencontre a été un coup de coeur : j’ai rencontré un homme posé avec une aura de bienveillance autour de lui, un regard doux et une oreille attentive. Il écoutait ce que je lui racontais, sans jugement, sans m’interrompre : dans notre époque, c’est quelque chose de précieux. Il dégage une telle sérénité que je me suis sentie attirée vers lui, j’avais envie d’apprendre auprès de cet homme, de comprendre comment un papa pouvait être une telle force tranquille. Moi qui était en recherche dans la bienveillance, il met alors apparu évident qu’il fallait que je me forme auprès de lui. Alors non, je vous rassure tout de suite, Julien n’est pas un gourou qui m’a endoctrinée. Mais ces paroles ont trouvé un écho en moi, son attention, ses conseils ont suffit à me rassurer !

J’ai alors assisté à une ce ces conférences « Autorité et bienveillance, c’est possible ! Trouver les clés d’une « juste’ relation adulte-enfant« .

Cette conférence a eu lieu un soir à Lyon, pratique pour s’y rendre. Maman perdue au milieu d’autres parents qui se posent milles questions et qui cherchent des réponses pour comprendre et accompagner leur enfant, j’ai assisté à une réunion plus qu’à une conférence. Car Julien n’a pas que parlé, il nous a aussi fait participé. Ce n’était pas que de la théorie pure et dure, il y a eu un réel échange. Cette conférence a duré un peu plus de deux heures, ça peut paraître long, mais c’est passé très vite, tellement le public était à l’écoute. Julien nous a présenté différentes notions, en nous parlant d’abord les grandes étapes du développement socio-affectif de l’enfant grâce aux neurosciences. Puis il nous a sensibilisé à notre posture en tant qu’adulte en nous proposant des moyens constructifs pour arrêter de crier, répéter et gagner en SERENITE (le rêve ultime de chaque parent). Puis il nous a partagé quelques astuces à mettre facilement en place.

J’ai apprécié beaucoup cette première conférence, ça m’a conforté dans ma première impression. (Si vous souhaitez assister à cette conférence riche et instructive, retrouvez toutes les infos par ICI.)

Une fois sortie de la réunion, j’avais envie de plus, d’avancer encore dans ma démarche, mais j’avais besoin d’accompagnement, la théorie ne me suffisait pas j’avais besoin de pratique. Je voulais devenir un parent bienveillant, serein et à l’écoute de mon enfant, ce qui était sûr c’est que je ne voulais plus crier, répéter et m’énerver contre mes filles. Je ne dis pas que je cherchais à être une mère parfaite, mais je veux comprendre mon enfant pour l’accompagner au mieux dans sa croissance. J’ai alors choisi de participer à son atelier « Révélez votre parentalité« .

 

Mon retour sur l’atelier.

Il se compose en 5 réunions espacées de 2 à 3 semaines, elles ont lieu les soirs au WorkShop à 5 minutes à pied de chez moi (j’avoue que la proximité du lieu a joué). Les réunions s’effectuent en soirée en petit comité, nous étions un groupe de 4. Un atelier = un thème abordé :

  • Atelier1⃣Définir vos objectifs et poser les bases solides de votre maison !
  • Atelier 2⃣Travailler sa posture d’adulte bienveillant
  • Atelier 3⃣Responsabiliser ses enfants
  • Atelier 4⃣Fixer les règles de la famille
  • Atelier 5⃣Enrichir et développer des relations familiales harmonieuses

Ces ateliers sont animés par Julien et nous sommes accompagnés d’un livret personnel qui sera notre guide tout au long de la formation. Mais c’est une base de réflexion, car il nous permet aussi de prendre des notes, de faire des bilans et de nous fixer des objectifs pour le prochain atelier. Le but de ces ateliers étant de proposer un contenu accessible, concret et facile à reproduire chez nous une fois l’atelier fini. En plus de ces réunions, on a accès aussi à un groupe fermé et Nelly et Julien sont toujours disponibles pour un échange, un conseil, un suivi lorsque la formation sera terminé.

 

Quand je suis arrivée le premier soir, je n’étais pas sereine je dois l’avouer. A l’aise avec ma démarche et sûre de moi, je doutais de mes capacités à m’ouvrir à un groupe d’inconnus et j’avais peur de leur jugement. Mais comme j’ai été bête de stresser pour rien. L’ambiance était détendue et convivial, on était tous dans la même galère et la même démarche.

Nous avons commencé à nous présenter, à parler de nous en tant que personne, en tant que parent, nos enfants, notre conjoint, nos vies. Et là, tu te rends compte que d’autres personnes rencontrent des problèmes, parfois plus difficiles que les tiens. Mais on était tous là pour la même chose : se soutenir, s’encourager et progresser.

Les ateliers sont conviviaux et la parole est donnée à chacun. Julien n’est pas derrière sa montre à regarder si on ne dépasse pas le temps prévu. On se sent libre de parler, de réfléchir, de faire des hypothèses, de se tromper.

Mais ces ateliers en plus d’être un échange sont aussi des mises en situation, on teste, on expérimente pour mieux comprendre ce que l’enfant comprend.

A chaque fin d’atelier, on repart avec des objectifs que l’on s’est fixé nous même : trois pas plus, à travailler pour la prochaine séance. Puis aussi on aura trois choses dont on sera fier à noter.

Durant ces ateliers, on parle de notre rôle de parent, mais pas seulement, on parle de notre rôle d’adulte, car pour combler les besoins de notre enfant, il faut aussi savoir s’écouter. On parle aussi de la place de notre conjoint, de son engagement à nos côté (ou non), car éduquer son enfant c’est surtout co-éduquer.

On va aborder aussi les cris, les répétitions, la négation, toutes ces petites choses qui a répétition nous tapent sur les nerfs et font que nous tombons dans nos travers et crions, chemin plus facile à glisser que la bienveillance.

Nous évoquons aussi les règles que nous souhaitons mettre en place. Ces ateliers sont en commun, mais chacun décide à son niveau de ce qu’il veut faire chez lui selon ces envies, ces possibilités et l’âge de ces enfants.

Nous travaillons aussi sur les punitions et les alternatives, la gestion des conflits entre fratrie, mais aussi envers l’adulte, les postures à avoir, notre rôle dans ces moments là.

Après chacun de ces ateliers, je suis sortie boostée et motivée avec des idées concrètes de ce que je pouvais mettre en place pour aider chacune de mes filles dans leur croissance. Julien nous donne plus d’une vingtaine d’outils pour nous aider dans notre parentalité, des outils simples et faciles à mettre en place.

Alors je vous le dis tout net : ce n’est pas une formule magique. Je n’ai eu pas de baguette de fée qui ont transformée mes filles en adorables petits anges qui me disent « Oui maman » et qui écoutent du premier coup ! C’est un travail sur le long terme, qui va marcher un jour et échouer le lendemain, puis remarcher le lendemain.

Durant ces semaines, les petites tensions ont commencé à s’atténuer, j’ai déjà observer des évolutions chez mes filles et aussi mon conjoint. Je pointe les choses qui vont bien plutôt que celles qui vont mal (tellement plus facile à mettre en avant, mais tellement plus destructrices). Pour Manon, qui a un esprit volage, je lui ai créé des tableaux lui rappelant les taches qu’elles devaient effectuer pour ne plus être derrière elle et lui répéter les choses. Manon va pouvoir scratcher la pastille « Fait » lorsqu’elle a réalisé l’action :

 

J’ai aussi créer un tableau des bonnes postures à table. On a mis aussi en place trois règles que toute la famille doit respecter sous peine de réparation. Toutes ces choses ont été mises en place ensemble pour que chacun soit acteur du changement dans notre famille pour tendre vers l’harmonie.

Cette formation s’est achevée la semaine dernière. ça été un moment émouvant de se quitter. Une certaine connivence s’était formée entre nous, on a partagé nos peurs, nos doutes, nos tensions, mais aussi nos plaisirs, nos progrès et nos réussites. J’ai vu des mamans désemparées et à bout, retrouver peu à peu le sourire et reprendre confiance en elles. Tout cela nous a motivé, mais maintenant il va falloir avancer en famille pour continuer, mais je sais que Julien sera toujours là pour me conseiller si besoin.

Je ne rentrerais pas plus dans les détails pour la formation et les différents outils par respect du travail de Julien et Nelly. Je tiens aussi à être clair : cette formation n’est pas un partenariat, ni un échange. J’ai payé ma formation et j’ai été présente en tant que parent comme les autres, pas en tant que blogueuse.

J’avais besoin de vous partager mon expérience et si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Pour retrouver l’actualité des p’tits sages, retrouvez les :

 

18 thoughts on “Comment devenir un parent bienveillant ?

    1. rho c’est sur ce n’est pas le paradis tous les jours ! et se sentir accompagné c’est génial surtout qu’on est conseillé.

  1. je ne suis pas fan de toute la methode monytessori et j’aime dire qu’il n’y a pas de mere parfaite. meme celles qui te feront croire qu’elles sont bienveillante h24 crie ou punisse c’est dans la normalité et un enfant doit apprendre les limites que la vie impose et heureusement sinon on l’envoi vers l’enfer pour plus tard quand il sera adulte il sera demui face a certaines situation. Tout pareil j’essaie de moins crier la fatigue c’est terrible ! l’ecoute aussi mais quand l’enfant n’est pas dans le meme sentiment il vaut mieux attendre ou autre.. bref etre bienveillant c’est genial mais dis toi surtout que personne n’est parfait alors surtout eduque selon ton ressenti 😉

    1. mais contrairement à ce que l’on croit, il y a des règles et un cadre avec Montessori, mais malheureusement la dérive marketing a tout cassé !
      Bien sûr que je ne suis pas parfaite (loin de là, et je ne me le souhaite pas du tout !).
      Pour une famille heureuse, il faut des règles bien établies et claires pour tous les membres de la famille. Mais il faut savoir que dans 80% des comportements que l’on juge inadéquates de l’enfant, c’est qu’un besoin n’est pas comblé.

  2. Etre assistante maternelle, c’est rester à la maison. Certaines ne font rien pour sortir, alors, je te dis bravo d’avouer que tu as cherché de « l’aide » ailleurs.. Etre parent ce n’est pas facile alors, garder les enfants des autres non plus…lol

    1. franchement à mon niveau, c’est plus facile avec les petits que j’accueille, car il n’y a pas le même affect que mes filles. Quand les loulous ont des colères ou des crises de larmes, ça me touche beaucoup moins, ça coule sur moi et j’arrive bien à les accompagner dans la gestion de leurs émotions. Les plus petits je les comprends mieux, mes grandes changent tellement vite …

  3. Ces échanges et conseils ne peuvent que faire réfléchir et amener du bon normalement. Je suis directrice de crèche et je suis souvent perturbée par la professionnelle que je suis et la maman, des valeurs communes mais tenues différemment

  4. Coucou merci pour cet article moi aussi je suis nounou a la recherche de petits a garder, et ton article m a beaucoup plus je vais y regarder de plus près car j aime beaucoup montessori

    1. n’hésite pas à contacter Julien il sera te conseiller ! Et d’ailleurs ils sont en train de finaliser le dossier pour être dans le répertoire Ipéria

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :