Un petit coin de potager

Le printemps est là, enfin théoriquement car là niveau température on dépasse pas les 10°C et c’est une alternance de pluie-soleil-vent, bref on se croirait en mars.
Durant ma jeunesse (phrase de vieux), mes parents louaient une vieille maison dans un petit hameau perdu en haut de la colline. Au départ c’était en tout simplicité, car il n’y avait même pas l’eau chaude ni de douche. J’ai de bons souvenirs où l’on faisait chauffer la grande bouilloire sur le poêle et où se lavait super vite dans une ancienne bassine large ! Le poêle, j’ai toujours adoré : le petit dans le couloir et le grand en tant que gazinière : le top pour faire des marrons chaud, les meilleurs que j’ai jamais mangé : on partait les ramasser en forêt et on les faisait éclater dans le feu : le plaisir de se brûler les doigts en les épluchant pour les manger vite (miam, j’en ai le goût dans la bouche)
Mon père avait aménagé le hangar comme salle de jeu : un maxi bac à sable, un “coin” dînette, deux belles balançoires, une table de ping pong : j’en garde de tels souvenirs que j’essaye d’offrir la même chose à mes filles). On avait même le droit d’aller dans l’établi pour bricoler (et oui à l’époque on pouvait jouer avec des clous et des marteaux avec des récups de bois pour créer du mobilier pour mes poupées). Il y avait une cour herbeuse à l’arrière où chaque année on créait une grande cabane où l’on jouait des heures dedans, on l’a même transformé en restaurant. On a aussi voulu jouer les grands en dormant dedans (on était pas aussi grands qu’on le croyait). Bref c’était notre petit havre de paix, le paradis des enfants : des jeux, la nature, de la liberté : du rêve !! Une fois adolescent, ce rêve a évolué, mon frère et moi avions d’autres envies et on a arrêté la location.
Mais j’aime toujours la nature, ce besoin de s’évader de la ville, de ces diverses nuisances (bon même si je pourrais pas habiter la campagne car j’apprécie les avantages urbains au quotidien). Mes parents ont décidé de s’offrir un petit coin de nature mais ils voulaient garder leur appartement à Lyon et vu l’envolée des prix pour les maisons, ils sont partis sur un mobil-home. Avec mon homme et mes parents, on a cherché un chouette camping, pas trop glauque (version tous les uns sur les autres, apéro chez l’un, repas chez l’autre c’est pas qu’on est asocial, mais on cherchait plutôt du calme), bien aéré, avec de préférence un plan d’eau et des balades à proximité. On a trouvé notre petit coin de paradis après Crémieu, un camping familial avec de grands emplacements ombragés et séparés, un plan d’eau côté pêche et côté baignade, des balades direct en partant du camping. Ils ont acheté un grand mobil home (trois chambres ^_^) pour pouvoir accueillir leurs petits enfants plus tard (et oui les filles n’étaient pas encore nées à l’époque) on se retrouve avec 35m² que l’on a doublé avec une terrasse en bois devant semi abritée pour être tout le temps dehors.
Grâce à eux, je peux offrir un petit coin de nature à mes filles, avec des balades, du vélo, de la baignade, des jeux… (et je les en remercie).
Je n’ai pas la main verte au grand dam de mes parents, je fais mourir toutes les plantes, même les increvables. Du coup à la maison, il n’y a pas de plantes. Mes parents ont planté un rosier à la naissance de chacune de mes filles car eux, ils ont les pouces verts !! Je trouve que c’est un joli témoignage à laisser.
Alors avec le printemps c’est l’occasion de mettre les deux mains dans la terre. On va au magasin choisir les plantes, cette année on est partie sur des bégonias pour les jardinières, de la verveine rampante pour mettre dans le parterre du rosier, des fraisiers pour les gros bacs : on attends encore un peu pour les tomates cerises, les saintes glaces ne sont pas passées. En plus on a pu en profiter pour récupérer des graines de légumes pour l’école de Manon.
Les filles adorent mettre la main à la pâte, ou plutôt dans la terre : enlever les mauvaises herbes, creuser, planter, recouvrir et surtout arroser :


En parallèle, une association est en train de se monter dans le quartier sur le thème des jardins partagés en ville (vous pourrez retrouver toutes les infos sur ce type de projet par ICI). On est sur le projet depuis le début, je trouve ça génial de créer un petit coin de nature en ville : l’association en est au statut, elle progresse petit à petit.
Toutes ces plantations ont été la bonne excuse pour dévorer le livre “Je cultive mon potager” aux éditions usborne :

Un superbe livre relié avec de beaux dessins, des explications claires, précises et simplifiées. On apprends à cultiver des légumes simples de tous les jours : carottes, petits pois, graines sans besoin de jardin ! On apprends aussi les termes et les gestes techniques mis à la portée de l’enfant. Il y a même un glossaire à la fin.
Je pense qu’on va essayer de choisir un légume à faire pousser sur le balcon, mais après les saintes glaces, sinon ça va mourir (mais ça sera pas de ma faute).
Alors si vous aussi, vous voulez vous lancer dans le potager avec vos enfants, voici quelques extraits de ce livre :


Merci aux éditions Usborne pour cette belle découverte ludique et éducative en même temps.
Grâce à ce livre, je participe au rendez vous hebdomadaire : Chut les enfants lisent du blog Devine qui vient bloguer ?

3 thoughts on “Un petit coin de potager

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